Infos patients

Cette page a été spécialement conçue pour que vous puissiez trouver toutes les informations utiles concernant la grossesse, le plancher pelvien (ou périnée) et les problèmes qu’ils peuvent présenter.

Nous espérons que vous y trouverez tout ce qu’il vous faut ainsi que, sous la rubrique   « chercher un kinésithérapeute », l’adresse d’un kiné proche de chez vous. Les kinés que vous trouverez dans notre liste de référence sont des kinésithérapeutes spécialisés qui suivent une formation continue.

En cliquant tout simplement sur les rubriques ci-dessous, vous trouverez les informations indispensables.

Informations destinées aux femmes

  1. Qu’est-ce que la rééducation pelvienne ?
  2. Kinésithérapie périnatale
  3. Affections et chirurgie gynécologiques
  4. Informations pratiques concernant la prescription

 

Qu’entend-on par rééducation pelvienne ?

  • Vous arrive-t-il d’avoir du mal à retenir vos urines et de ne pas arriver à temps aux toilettes ?
  • Vous arrive-t-il parfois de perdre quelques gouttes d’urine en toussant, en éternuant ou en soulevant des charges lourdes ?
  • Avez-vous du mal à retenir des gaz ou des selles ? Devez-vous pousser fort pour aller à selle ?
  • Vous arrive-t-il d’avoir des douleurs pendant un rapport sexuel ?
  • Ressentez-vous parfois une certaine lourdeur dans la zone intime et avez-vous l’impression d’avoir une sensation de pesanteur dans le vagin ?

Ces plaintes désagréables sont peut-être le signe d’un affaiblissement des muscles pelviens ou d’une utilisation erronée de ces muscles.

Qu’appelle-t-on les muscles pelviens ?

Le plancher pelvien se compose de muscles situés entre le pubis et le coccyx. Ils ferment complètement la partie inférieure du bassin, mais, chez la femme, ils présentent trois ouvertures : l’urètre, le vagin et l’anus.

À quoi servent-ils ?

  • Ils soutiennent les organes contenus dans le bassin. Ils forment une sorte de hamac élastique pour la vessie, le vagin, l’utérus et le rectum.
  • Ils renforcent la stabilité du bassin et de la colonne vertébrale.
  • Ils permettent à l’urètre et à l’anus de s’ouvrir et de se fermer. En contractant consciemment ces muscles, on peut éviter une perte involontaire d’urine, de matières fécales ou de gaz (problèmes d’incontinence).
  • Ils jouent un rôle dans les rapports sexuels.

 

Lorsqu’il y a un problème avec ces muscles pelviens, on parle alors de dysfonctionnement du plancher pelvien. Il s’accompagne de symptômes ou de plaintes comme :

  • des pertes urinaires
  • des pertes de selles
  • l’impossibilité de retenir des gaz
  • de la constipation
  • le besoin irrépressible d’uriner et/ou de déféquer
  • de la dysurie (difficulté à uriner)
  • des douleurs dans le bas-ventre et/ou dans la zone intime
  • une descente de la vessie, de l’utérus, d’anses intestinales ou de rectum
  • des douleurs lors des relations sexuelles.

Traitement

La kinésithérapie ou la rééducation pelvienne sert à favoriser le contrôle du plancher pelvien. En y associant une posture et un mode de vie corrects, on pourra ainsi limiter, traiter ou même éviter les troubles du plancher pelvien. Lorsqu’on a appris à contracter et à relâcher consciemment les muscles pelviens, ceux-ci peuvent facilement et régulièrement être exercés. L’exécution journalière de ces exercices très simples peut déterminer à long terme la qualité du plancher pelvien et donc aussi en diminuer les risques de dysfonctionnement à un âge plus avancé.

La rééducation périnéale est aussi un élément important du traitement multidisciplinaire qui prépare et qui suit une opération de la vessie, de l’utérus ou de la prostate chez l’homme.

Risques

Des problèmes peuvent survenir au niveau du plancher pelvien pendant la grossesse, après l’accouchement, après une intervention chirurgicale et/ou au moment de la ménopause ou après celle-ci.

Les femmes qui ont eu un ou plusieurs enfants risquent plus que d’autres d’avoir des problèmes de périnée, car celui-ci a pu s’affaisser au cours de la grossesse et de l’accouchement.

Ces dysfonctionnements sont désagréables et ont un impact sur la qualité de la vie.

Une femme risque de rencontrer davantage de problèmes de plancher pelvien :

  • lorsque sa mère a eu elle-même une descente d’organe(s)
  • après un accouchement par voie basse (vaginale) d’un bébé de plus de 4 kg
  • après un accouchement avec utilisation d’une ventouse ou de forceps
  • après une déchirure du troisième ou du quatrième degré du sphincter anal
  • si elle fume
  • si elle exerce un métier physique difficile
  • si elle souffre de constipation
  • si son indice IMC (indice de masse corporelle) est supérieur à 30

Tout affaissement des muscles pelviens et toute hypotonicité des abdominaux diminuent la possibilité d’assumer correctement l’augmentation de la pression intra-abdominale et peuvent ainsi entraver le mécanisme de fermeture quand elle rit, tousse, éternue, soulève une charge lourde ou saute.

Affections générales pouvant être traitées par la kinésithérapie :

  • problèmes urinaires
    • perte d’urine : incontinence due au stress, incontinence d’urgence, à l’effort ou mixte
    • difficulté à uriner
    • prolapsus (descente d’organe)
    • intervention chirurgicale
  • problèmes intestinaux
    • perte de matières fécales
    • difficulté à retenir des gaz
    • constipation
    • douleurs
    • prolapsus
    • intervention chirurgicale
  • problèmes sexuels
    • vaginisme (impossibilité d’avoir des rapports sexuels)
    • dyspareunie (douleurs pendant les rapports sexuels)
    • vestibulodynie (anciennement vestibulite vulvaire, douleur intense à l’entrée du vagin)

Traitement kiné :

  • massage des cicatrices
  • relaxation : générale ou spécifiquement du plancher pelvien
  • exercices de contraction des muscles du plancher pelvien
  • conseils concernant la boisson et la miction
  • conseils diététiques
  • stimulation électrique
  • biofeedback
  • traitement à l’aide de ballonnet
  • correction de la posture/exercices de « core stability »

Kinésithérapie périnatale

Au cours d’une grossesse, le corps de la femme enceinte subit de nombreux changements. La kinésithérapie prénatale l’aidera à mieux assumer ces changements et à la préparer de façon optimale à l’accouchement. Il s’agit ici de changements dans la posture, la souplesse, l’équilibre, la stabilité, la force musculaire, la mobilité, la circulation sanguine, la respiration et la détente.

Elle apprendra entre autres à faire des exercices de relaxation et de posture, elle s’initiera aux techniques de respiration et de poussée qui l’aideront à expulser le bébé et aussi à protéger le bassin, le plancher pelvien et le bébé pendant l’accouchement.

Elle bénéficiera de massages et recevra des conseils afin de protéger sa posture. Une attention particulière sera accordée aux exercices des muscles du périnée. Ces muscles sont mis à rude épreuve pendant la grossesse et doivent ensuite être retonifiés. Durant la grossesse, certaines femmes souffrent parfois de pertes urinaires ou de matières fécales. D’autres ne souffrent que peu ou pas de cette surcharge des muscles pelviens. Mais chaque femme tirera profit de ces exercices exécutés consciemment. Il est donc à conseiller d’apprendre à utiliser ces muscles consciemment dès le début de la grossesse. Une femme avertie en vaut deux… la prévention est importante. 

Au cours de leur grossesse, bon nombre de femmes se plaignent de douleurs dans le bassin et au bas du dos. Ces douleurs sont dues aux changements au niveau du bassin et de la prise de poids. Elles disparaissent le plus souvent après l’accouchement, mais certaines persistent. On appelle également ces douleurs le syndrome peripartum du plancher pelvien, les douleurs périnatales du bas du dos et du bassin, l’instabilité du bassin, etc. La kinésithérapie postnatale apprend à la femme à tenir compte de cette diminution de charge dans le bassin.

Les buts de la kinésithérapie prénatale sont les suivants :

  • Prise de conscience :
    • des changements de posture
    • des techniques de respiration
    • du bassin
    • du périnée
  • Stimulation de certaines activités sportives saines
  • Préparation à l’accouchement
    • explications concernant le déroulement de l’accouchement
    • exercices respiratoires
    • exercices de relaxation
    • positions pendant le travail
    • positions et techniques de poussée
  • Traitement des douleurs au cours de la grossesse
    • douleurs au dos et du bassin
    • douleurs au niveau du périnée
    • massages et drainage lymphatique en cas d’œdème des jambes

Kinésithérapie postnatale :

La kinésithérapie postnatale à la maternité a pour but de favoriser la prise de conscience et la retonification des muscles du plancher pelvien, de la sangle abdominale et de la ceinture pelvienne, afin d’obtenir ainsi une bonne stabilité et une posture correcte.

Au cours de la grossesse (en raison du poids qu’exerce le bébé sur le plancher pelvien) et après un accouchement par voie basse (vaginal), le plancher pelvien perd de sa force et de sa résistance : les muscles sont fatigués et distendus et peuvent même être déchirés ou incisés (lorsqu’il y a épisiotomie). Il arrive aussi que les muscles ne soient pas utilisés correctement ou au bon moment. Tout ceci peut causer des pertes urinaires, des problèmes de défécation, des pertes de matières fécales, des difficultés à retenir des vents, de la constipation, des douleurs dans le bas-ventre, une descente de la vessie, de l’utérus ou du rectum, et des douleurs lors des rapports sexuels.

Un problème fréquent, pouvant survenir pendant et après la grossesse, est par exemple l’incontinence à l’effort. La femme perd alors quelques gouttelettes d’urine en toussant, en éternuant, en riant, en soulevant un poids ou lors d’autres activités qui nécessitent une pression intra-abdominale plus forte. Ces problèmes affectent la qualité de la vie. La femme n’ose plus courir derrière ses enfants par exemple ou danser lors d’une fête, de peur de perdre de l’urine. Un bon contrôle du plancher pelvien, une posture appropriée et des habitudes de vie saines peuvent limiter ou même éviter ces pertes. 

Les kinésithérapeutes, spécialisés en rééducation pelvienne et en kinésithérapie périnatale, peuvent fournir les informations ponctuelles concernant le plancher pelvien et enseigner aux patientes comment contracter et entraîner correctement les muscles pelviens. Plus de 50 % des femmes ont du mal à contracter et à relâcher correctement les muscles du plancher pelvien. Il s’agit pourtant d’un apprentissage facile et indispensable pour pouvoir continuer à s’exercer régulièrement chez soi (on peut contracter ces muscles 40 à 60 fois par jour).

L’exécution quotidienne de ces exercices très simples déterminera à long terme la qualité du plancher pelvien et diminuera ainsi le risque d’incontinence à un âge avancé.

Une femme ne doit certainement pas avoir honte de ces soucis très fréquents, mais en parler avec son gynécologue ou avec un spécialiste en kinésithérapie pelvienne et entraîner les muscles de son plancher pelvien !

Même après 4-6 semaines, au début de la thérapie postnatale intense, les exercices consacrés à la posture et à la stabilité et les exercices pour les muscles pelviens ne sont toujours que la base.

Les buts de la kinésithérapie postnatale sont les suivants :

  • Rééducation du plancher pelvien : fonction de fermeture, exercices de stabilisation, fonction de soutien, fonction sexuelle
  • Traitement des cicatrices suite à une césarienne
  • Renforcement des muscles de l’abdomen, du dos et de la ceinture pelvienne
  • Correction de la posture
  • Contrôle du poids corporel, principalement par entraînement cardio-pulmonaire, conseils diététiques
  • Traitement d’un éventuel diastasis des grands droits (ouverture entre les muscles abdominaux)
  • Prévention des plaintes postnatales

La prescription d’un médecin donne accès à quelques séances de kinésithérapie périnatale (kinésithérapie pré- et postnatale) remboursées. Il est nécessaire de se renseigner pour savoir si le thérapeute a été formé à l’accompagnement de la grossesse.

Affections gynécologiques et chirurgie

Affections pouvant être traitées par la kinésithérapie :

  • hystérectomie et ovariectomie
  • résection tumorale
  • mastectomie, tumerectomie
  • reconstruction mammaire
  • chirurgie suite à un prolaps
  • ...

Traitement kinésithérapeutique :

  • drainage lymphatique, thérapie de compression, bandages, exercices...
  • exercices respiratoires
  • correction de la posture
  • mobilisation
  • exercices destinés à renforcer les muscles abdominaux, les muscles du dos et de la ceinture pelvienne
  • traitement des cicatrices
  • medical taping

Informations pratiques concernant la prescription

Affections générales :

18 séances par an (code 560011) suivies, si nécessaire, par :

Liste Fa : 60 séances par an en cas de chirurgie (code 563010)

Kinésithérapie périnatale :

9 séances périnatales (code 561595) en cas d’accouchement vaginal suivies, si nécessaire, de 18 séances (code 560011) en cas de problèmes de plancher pelvien, de douleurs du bassin...

Affections gynécologiques :

18 séances par an (code 560011) suivies (si nécessaire) de :

pathologie Fa : 60 sessions par an (code 563010) après chirurgie
pathologie Fb : œdème > 5 % après chirurgie ou radiothérapie (code 563614)
pathologie E : œdème > 10 % après chirurgie ou radiothérapie (code 560652)

Informations destinées aux hommes

  1. Qu’est-ce que la rééducation pelvienne ?
  2. Affections pouvant être traitées par la kinésithérapie
  3. Le traitement kinésithérapeutique
  4. La prescription en kinésithérapie

 

Qu’entend-on par rééducation pelvienne ?

Qu’appelle-t-on les muscles pelviens ?

Le plancher pelvien se compose de muscles situés entre le pubis et le coccyx. Ils ferment complètement la partie inférieure du bassin, mais chez l’homme, ils présentent deux ouvertures : l’urètre et l’anus.

À quoi servent-ils ?

  • Ils soutiennent les organes contenus dans le bassin. Ils forment une sorte de hamac élastique pour les intestins.
  • Ils renforcent la stabilité du bassin et de la colonne vertébrale.
  • Ils permettent à l’urètre et à l’anus de s’ouvrir et de se fermer. En tendant consciemment les muscles, on peut éviter une perte involontaire d’urine, de matières fécales ou de vents (problèmes d’incontinence).
  • Ils jouent un rôle dans les rapports sexuels.

     

En cas de problème concernant ces muscles pelviens, on parle donc de dysfonctionnement du plancher pelvien. Il s’accompagne de symptômes ou de plaintes comme :

  • des pertes urinaires
  • des pertes de matières fécales
  • l’impossibilité de retenir des vents
  • la constipation
  • le besoin irrépressible d’uriner et/ou de déféquer
  • de la dysurie
  • des douleurs dans le bas-ventre et/ou dans la zone intime
  • une ptose de la vessie ou des intestins
  • des douleurs lors des relations sexuelles
  • des problèmes d’érection
  • une éjaculation précoce lors de relations sexuelles

La kinésithérapie ou la rééducation pelvienne sert à favoriser le contrôle du plancher pelvien. En y associant une posture et un mode de vie corrects, on pourra ainsi limiter, traiter ou même éviter les troubles du plancher pelvien. Lorsqu’on a appris à tendre et à relâcher consciemment les muscles pelviens, ceux-ci peuvent facilement et régulièrement être exercés. L’exécution journalière de ces exercices très simples peut déterminer à long terme la qualité du plancher pelvien et donc aussi en diminuer les risques de dysfonctionnement à un âge plus avancé.

Les hommes peuvent rencontrer des problèmes colo-proctologiques et/ou des problèmes urinaires. Ces derniers surviennent surtout après l’ablation de la prostate suite à une hypertrophie bénigne ou maligne. La rééducation du plancher pelvien constitue un élément important du traitement multidisciplinaire préconisé avant ou après une opération de la prostate ou de la vessie.

Affections pouvant être traitées par la kinésithérapie :

Problèmes urinaires

  • Pertes urinaires
  • Difficulté à uriner
  • Interventions chirurgicales

Problèmes colo-proctologiques

  • Pertes de matières fécales
  • Difficulté à retenir des vents
  • Constipation
  • Prolaps
  • Douleurs ano-rectales
  • Interventions chirurgicales

Problèmes sexuels

  • Éjaculation précoce
  • Problèmes d’érection

Le traitement kinésithérapeutique :

  • massage
  • relaxation générale et/ou du plancher pelvien
  • correction de la posture/core stability training
  • exercices des muscles du plancher pelvien
  • électrothérapie
  • biofeedback
  • technique du ballonnet

La prescription en kinésithérapie

18 séances par an (code 560011) suivies, si nécessaire, de : Liste Fa : 60 séances par an après chirurgie (code 563010).

Informations concernant les enfants

  1. Propreté
  2. Qu’entend-on par rééducation pelvienne chez un enfant ?
  3. Affections pouvant être traitées grâce à la kinésithérapie
  4. Le traitement kinésithérapeutique
  5. La prescription en kinésithérapie

 

Propreté

Contrôler ses fonctions organiques se fait généralement de façon naturelle. Lorsqu’un enfant de cinq ans ou plus se mouille encore régulièrement, salit encore régulièrement sa culotte, a régulièrement des cystites ou a du mal à uriner ou à déféquer, il est conseillé de le faire examiner.
Ces problèmes peuvent fortement influencer la vie quotidienne de l’enfant et même celle de la famille. Il vaut mieux ne pas attendre, puisque dans la plupart des cas il est possible d’y remédier.

Devenir propre (et le rester) lorsqu’il s’agit de pipi et caca est un apprentissage compliqué, car il peut être stimulé ou entravé par des facteurs physiques, émotionnels et relationnels. En principe, un enfant sera propre d’abord pour la défécation, ensuite pour la miction.

Uriner  

Les reins filtrent les déchets du corps et les évacuent via les uretères vers la vessie. Boire beaucoup signifie uriner beaucoup. La vessie a deux raisons d’être : collecter l’urine et l’expulser. Lorsque la vessie est presque pleine, le besoin d’uriner se fait sentir et il est temps de se rendre aux toilettes. La vessie expulse alors l’urine. Elle le fait d’elle-même et n’a pas besoin d’aide. L’uretère commence dans la partie inférieure de la vessie et se ferme sous l’action des muscles du plancher pelvien. Pendant que la vessie se remplit, son issue doit être fermée. 
Pendant la miction, les muscles doivent se détendre, afin que l’urine puisse s’écouler facilement. La vidange de la vessie peut être comparée à celle d’un ballon.

Déféquer

La nourriture est digérée dans l’estomac et les intestins. Tous les nutriments, les minéraux et les sucs sont absorbés dans l’intestin grêle et le gros intestin. Ce qui reste est les matières fécales. Elles sont évacuées comme des sacs poubelles et rassemblées dans le dernier bout de l’intestin, le rectum. Lorsque le rectum est plein, l’enfant sent le besoin de déféquer, et la défécation se met en route en relâchant les muscles du plancher pelvien. Un enfant défèque normalement 1 fois par jour ou 1 fois tous les 2 jours. 

Qu’entend-on par rééducation du plancher pelvien ?

Les muscles pelviens : le système de verrouillage (fermeture)

Le plancher pelvien se compose de muscles situés entre le pubis et le coccyx. Ils ferment complètement la partie inférieure du bassin. Mais chez la petite fille, il présente trois ouvertures : l’urètre, le vagin et l’anus, et chez le garçon, deux ouvertures : l’urètre et l’anus.

À quoi servent-ils ?

  • Ils soutiennent les organes contenus dans le bassin. Ils forment une sorte de hamac élastique pour les intestins.
  • Ils renforcent la stabilité du bassin et de la colonne vertébrale.
  • Ils permettent à l’urètre et à l’anus de s’ouvrir et de se fermer. En tendant consciemment les muscles, on peut éviter une perte involontaire d’urine, de matières fécales ou de vents (problèmes d’incontinence).
  • Plus tard, ils joueront également un rôle dans les rapports sexuels.

Les muscles pelviens doivent être utilisés consciemment et activement, chez les enfants aussi. Beaucoup d’enfants n’en sont pas conscients ou ne les sentent pas. Ils rencontrent souvent des problèmes lorsque les muscles pelviens sont trop tendus, ou lorsqu’ils ne sont pas tendus ou détendus au bon moment. Il arrive que des enfants ne perçoivent pas bien les signaux que leur envoie la vessie. C’est ainsi qu’ils peuvent acquérir une mauvaise habitude d’uriner ou de déféquer.

En voici les symptômes ou les douleurs :

  • Perte d’urine, culottes mouillées
  • Cystites
  • Mictions très fréquentes
  • Perte de matières fécales
  • Impossibilité de retenir des vents
  • Constipation
  • Difficulté de miction
  • Maux de ventre

La thérapie ou la rééducation du plancher pelvien chez les enfants a pour but de leur apprendre à gérer correctement leur plancher pelvien. Ils apprennent d’une façon ludique comment uriner et déféquer normalement. Ils apprennent à sentir où se trouvent ces muscles pelviens et comment les utiliser et les contrôler. Et en même temps que l’acquisition d’une posture adéquate et de bonnes habitudes de vie (usage des boissons et de la nourriture), ils pourront ainsi limiter, traiter et même éviter les ennuis.

La rééducation du plancher pelvien est d’ailleurs un élément important du traitement multidisciplinaire proposé avant et après une intervention chirurgicale du bas-ventre.

Affections pouvant être traitées par la kinésithérapie :

  • Problèmes urinaires
    • incontinence nocturne
    • pertes urinaires
    • interventions chirurgicales
  • Problèmes colo-proctologiques
    • incontinence fécale
    • dyshésie et constipation
    • retenir le besoin de déféquer
    • douleurs ano-rectales
    • interventions chirurgicales

Le traitement kiné

  • calendrier de consommation de boissons
  • calendrier mictionnel
  • conseils diététiques
  • réveils diurnes et nocturnes
  • apprentissage de la tension et de la relaxation des muscles pelviens
  • stimulation électrique
  • biofeedback
  • thérapie du ballonnet
  • massage
  • core stability

La prescription en kinésithérapie

18 séances par an (code 560011) suivies, si nécessaire, de la liste Fa : 60 séances par an (code 563010) en cas de malformations urogénitales congénitales.

FAQ

Lorsqu’ils sont prescrits par un médecin, ces traitements sont-ils remboursés ? Et, si oui, de combien à peu près ?

Les traitements sur prescription médicale sont remboursés par la mutuelle. Mais la situation concernant la convention étant encore incertaine à l’heure actuelle, il vaut mieux s’informer auprès du kinésithérapeute quant aux tarifs. Et prendre contact avec la mutuelle au sujet du remboursement.

Comment se déroule la première consultation, que dois-je emporter, que se passera-t-il ?

Lors de la première séance, le kinésithérapeute spécialisé en kinésithérapie abdomino-pelvienne mènera un interrogatoire minutieux permettant d’évaluer l’état de santé général et les plaintes spécifiques de son patient. Sur base de cette information, le kiné pourra déjà fournir toutes les informations utiles. Il expliquera à quoi ressemble le plancher pelvien, comment fonctionnent les muscles pelviens et les organes du petit bassin, et ce qui éventuellement handicape le patient ou la patiente. De toute façon, le kinésithérapeute discutera avec le patient de quelle manière se déroulera le traitement, quels seront les éventuels examens à prévoir et ce que le patient peut éventuellement faire chez lui.

À quoi dois-je m’attendre par rapport aux traitements (s’agit-il de gymnastique, le kiné fera-t-il un toucher vaginal et pourquoi, utilisera-t-il des appareils, que se passe-t-il si ce traitement ne me convient pas...)

La rééducation pelvienne est une des spécialisations de la kinésithérapie. Dans la partie « informations destinées aux patients », ces derniers découvriront quelles seront les techniques kinésithérapeutiques utilisées. « Bouger sainement » reste la base de la kinésithérapie. Au cours de ces séances, le patient apprendra à mieux gérer et à mieux contrôler cette partie intime de son corps. Le kinésithérapeute suivra toujours le rythme de son patient, fournira les informations nécessaires et tiendra compte de ses avis quant aux examens (internes) qu’il souhaite ou ne souhaite pas.

Est-il exact que je dois continuer à faire mes exercices si je me fais opérer ?

Le plancher pelvien est constitué de muscles, de ligaments, de tendons, de tissu conjonctif, de vaisseaux et de nerfs. Avec l’âge, ces structures peuvent pour la plupart manifester une certaine usure. Les muscles peuvent eux aussi perdre de leur force et de leur efficacité par manque d’exercice et en raison de l’âge. C’est pourquoi l’on conseille de bien les entretenir, puisqu’ils sont les seuls que des exercices peuvent activement améliorer tout au long de la vie.

Comment puis-je savoir si le kinésithérapeute à qui je compte m’adresser est quelqu’un d’expérimenté, s’il est reconnu et s’il suit une formation continue ?

Les thérapeutes de notre liste de référence suivent chaque année au moins une formation. Le patient qui cherche un kinésithérapeute dans son quartier via la fonction de recherche « chercher un kinésithérapeute » verra que le nom de certains d’entre eux est précédé d’une médaille d’or. Cette médaille signifie que le thérapeute a obtenu la qualification particulière en rééducation pelvienne et en kinésithérapie périnatale.
Les compétentes particulières ne sont actuellement délivrés que par la communauté flamande. Les francophones n’ont pas encore la possibilité d’afficher l’obtention de leur compétence particulière.​

Conseils pratiques

Il faut prendre le temps de se rendre aux toilettes. C’est un des rares moments calmes de la journée…
Plus il se passera dans le calme, plus elle sera efficace ! Il est bon pour la santé d’avoir une vessie et un intestin correctement vidés et les visites aux toilettes en seront aussi plus espacées.

Une vessie adulte en bonne santé contient normalement 300 à 500 cc.
Il est normal d’uriner en moyenne 6 à 8 fois par jour.

Lorsque le besoin de déféquer se fait sentir, il vaut mieux ne pas reporter l’opération.
Attendre signifie souvent que le besoin disparaît et, provisoirement, ne revient plus.
Ce qui peut provoquer une constipation.

Les intestins entrent en action en moyenne une demi-heure après un repas (riche en graisses). C’est souvent le moment idéal pour déféquer.

La façon dont on s’assied à la toilette est très importante. De préférence à l’arrière de la lunette, et non pas à l’avant, ou (pire) en restant suspendu au-dessus de la lunette. Veiller à poser les pieds bien à plat sur le sol. Nous conseillons aux enfants ou aux adultes de petite taille l’utilisation d’un petit repose-pied. S’appuyer seulement sur les orteils provoque une tension des muscles des jambes et du plancher pelvien et entrave la miction et/ou la défécation. La position qui consiste à avoir les genoux plus haut que les hanches est celle où le bassin, les muscles pelviens et le rectum favoriseront la défécation la plus confortable.

Relaxer les muscles pelviens permet d’uriner d’un seul jet, calmement et complètement. Inutile de pousser. La vessie accomplit son travail. Pousser ne sert à rien, et peut même comprimer légèrement l’urètre. Évitez le « pipi-stop », c’est-à-dire de contracter le périnée lorsque vous urinez. Ce n’est pas un bon exercice, car il peut favoriser la rétention d’urine et donc des infections des voies urinaires.

Mangez chaque jour des fibres telles que des fruits et des légumes, et buvez un litre et demi d’eau afin d’assouplir les selles et d’éviter des poussées inutiles.

Surveillez votre posture en position assise, debout et en promenade. Grandissez-vous. Une posture affaissée augmente la pression sur le plancher pelvien.

Évitez de porter et de soulever des poids trop lourds, surtout après un accouchement.

Expirez pendant un travail pénible. Retenir sa respiration augmente la pression sur l’abdomen et transmet ainsi une tension inutile au plancher pelvien.

Veillez sans tarder à soigner une affection des voies respiratoires. Tousser provoque en effet une lourde pression sur le plancher pelvien.

Entraînez chaque jour vos muscles pelviens, en les tendant jusqu’à 40 à 60 fois par jour. Et la première fois, de préférence avec l’aide d’un kinésithérapeute spécialisé en kinésithérapie pelvienne. De façon à sentir un mouvement interne et un mouvement de fermeture. Respirez calmement pendant les exercices et laissez reposer les jambes et l’abdomen. Ils ne doivent pas participer à cet exercice.

Continuez pendant trois à six mois après l’accouchement à renforcer chaque jour les muscles pelviens et répétez ces exercices de temps en temps.